jeudi 6 septembre 2018

Harcèlement... Parlons-en !


 L'heure de la rentrée scolaire a sonné et, pour certains jeunes, c'est le calvaire qui (re)commence. Si les éducateurs sont enclins à intervenir lorsqu'ils soupçonnent un harcèlement sexiste, xénophobe ou basé sur une discrimination physique (surpoids, handicap, ...), peu d'entre eux interviennent lorsqu'ils constatent un harcèlement homophobe.


« Le harcèlement homophobe en milieu scolaire mine les efforts de la Banque mondiale en faveur de l'égalité », tel est le titre d'un article publié en décembre 2013 sur le site de la Banque mondiale. Je n'en reprends ici que quelques extraits.


 En matière d’éducation, la Banque mondiale concentre ses efforts sur les filles, les minorités ethniques et les enfants handicapés. Mais il existe un autre facteur d’exclusion que la Banque doit prendre en considération et auquel elle doit tenter de remédier : celui du harcèlement scolaire, en particulier à caractère homophobe.

De l'intimidation à l'agression physique, l’homophobie en milieu scolaire apparaît aujourd’hui comme un problème grave auquel seraient confrontés plus de 100 millions d'élèves dans le monde entier.

Si le harcèlement scolaire est souvent associé à une discrimination liée à l'origine ethnique ou à des caractéristiques personnelles (par exemple l'apparence physique ou le handicap), un rapport établi en 2006 par le Secrétaire général des Nations Unies sur la violence contre les enfants montre que la plupart des actes de harcèlement sont d’ordre sexuel ou sexiste, aussi bien en ce qui concerne le choix des victimes que la nature des agressions.

Aux États-Unis, une enquête nationale réalisée en 2011 sur le climat en milieu scolaire auprès d’élèves se déclarant comme appartenant à une minorité sexuelle révèle que les écoles du pays constituent un environnement hostile pour un nombre alarmant de jeunes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres), l'écrasante majorité étant victimes de remarques homophobes, y compris de la part des professeurs et des autres membres du personnel scolaire.

L'homophobie et le harcèlement à caractère homophobe sapent les chances d'éducation et d'apprentissage. Les victimes de harcèlement ont plus tendance que les autres à manquer les cours, à avoir de mauvais résultats et, potentiellement, à sortir du système scolaire.

Le harcèlement conduit également à une incidence plus élevée des problèmes de dépression, d'anxiété, d'isolement social et de suicide.




Que cela ne nous empêche pas d'écouter une belle chanson, gayment illustrée par HG SANTTOS.




4 commentaires:

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    1. En effet, malheureusement. J'essaie de traiter sur ce blog-ci de sujets un peu plus sérieux que sur l'autre.

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  2. Un sujet très parlant et entièrement d'actualité quelque soit le pays. Perso je suis éduc et j'ai déjà travailler en milieu scolaire, et je me fait un honneur d'intervenir quand se genre de chose arrive, et la punition que je donne est d'autant plus importante ....

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    1. C'est sympa ça, Alexian. Malheureusement, ce n'est pas le cas de tous les éducateurs. J'ai vu des profs qui se moquaient ouvertement d'élèves qu'ils jugeaient "trop efféminés".

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