mardi 11 avril 2017

Les gays amants de Pompéi


 L'information ne vous a certainement pas échappé, les corps enlacés découverts en 1922 dans la maison du cryptoportique de Pompéi par l'archéologue italien Vittorio Spinazzola et surnommés alors "les amants de Pompéi" étaient ceux de deux jeunes hommes. De là à penser qu'il s'agissait de deux homosexuels, il n'y a qu'un pas que les chercheurs n'osent pas franchir. Pourtant, la position dans laquelle ils ont été surpris par les cendres du Vésuve en 79 nous permet d'imaginer ce qu'ils étaient en train de faire à ce moment-là.


Spinazzola était convaincu que les deux corps pétrifiés étaient ceux d'une mère et de sa fille mais, vu leur position, ils ont immédiatement été assimilés à un couple d'amants et, sous le régime fasciste et homophobe de Mussolini, on ne pouvait que considérer qu'ils étaient hétérosexuels. S'agissait-il de deux femmes comme le croyait Spinazzola ou d'un homme et d'une femme comme le faisait penser la position des deux corps ? Au début du XXe siècle, aucune étude scientifique ne permettait de vérifier l'une ou l'autre hypothèse.


C'est aujourd'hui chose faite. Les recherches sur les ADN des restes de dents et d’os a permis d’apprendre que c’étaient deux hommes âgés de 18 et 20 ans et qu’ils n’appartenaient pas à la même famille.


Les amants de Pompéi avaient inspiré à Georges Chelon une chanson. Il va devoir maintenant changer légèrement les paroles de celle-ci pour qu'elle colle davantage à la réalité que l'on vient de découvrir.



Je vous écris cette lettre
De ce qui fut Pompéi
À l'heure où le jour va naître
Quand personne ne vient ici
Je vous écris le silence
De ces pierres de douleur
À deux mille ans de distance
Elles vous lèguent encore la peur

J'imagine un jour de noces
La mariée s'appelle Julia
Seize ans, encore une gosse
Mais pas glamour, femme déjà
Je vous envoie son sourire
Auréolé de laurier
Pour le meilleur et le pire
Le pire n'a pas tardé

Pompéi, Pompéi
On s'aimait bien à Pompéi
On savait apprécier la vie
Comme on riait, comme on chantait !
Comme on buvait, comme on dansait !
Pompéi, Pompéi
Ville des amours et des plaisirs
Était-ce un endroit pour mourir ?
Ces deux-là faisaient l'amour
Quand la nuit chassa le jour

Je vous écris la colère
Du volcan soudain en feu
Les cris d'un fils et d'une mère
Quand la lave fondit sur eux
Je vous écris l'épouvante
Dans leurs regards pétrifiés
Pauvres, riches, maîtres, servantes
Prostrés pour l'éternité

Pompéi, Pompéi
On s'aimait bien à Pompéi
On savait apprécier la vie
Comme on riait, comme on chantait !
Comme on buvait, comme on dansait !
Pompéi, Pompéi
Ville des amours et des plaisirs
Était-ce un endroit pour mourir ?
Ces deux-là faisaient l'amour
Quand la nuit chassa le jour

Et dire qu'aujourd'hui c'est à peine
S'il faut effleurer du doigt
Un bouton rouge de haine
Pour que la Terre vole en éclats
Je retire ces dernières lignes
Je veux nous laisser de l'espoir
J'ai vu pousser de la vigne
Sur cette terre noire

Pompéi, Pompéi
On s'aimait bien à Pompéi
On savait apprécier la vie
Comme on riait, comme on chantait !
Comme on buvait, comme on dansait !
Pompéi, Pompéi
Ville des amours et des plaisirs
Était-ce un endroit pour mourir ?
Ces deux-là faisaient l'amour
Quand la nuit chassa le jour






Bonne journée à tous !

14 commentaires:

  1. merci pour ces belles images qui m'ont sorti de mon réveil !!!
    Bises coquines du Jura
    Michel

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci, Michel. Bonne journée dans le Jura et bisous coquins !

      Supprimer
  2. Bonjour Jean ,

    Merci pour toutes ces précisions historiques

    Les photos jointes me rendent tout guilleret et m'invitent à partir en escapade VTT dans la forêt juste à côté de chez moi

    Agréable journée à tous les Deux ainsi qu'à vos visiteurs

    Amicalement - Patrice

    PS - grosses difficultés ces jours-ci à me connecter sur Google et Google +

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour, Patrice ! Les journées ensoleillées sont propices pour de coquines balades en VTT. J'espère qu'elles te permettent d'agréables rencontres. Profites-en bien car, si j'en crois les prévisions, la fin de semaine et le week-end de Pâques pourraient être moins cléments.
      Bisous amicaux.

      Supprimer
  3. Jean, Damien, salut à tous les Deux,
    Merci pour ce cours d'histoire si romantique et flûte pour les esprits chagrins du passé. Belle chanson de G.Chelon qui accompagne tellement bien la vidéo et surtout magnifiques illustrations de tes propos.
    Belle journée dans vos Ardennes, ici le Léman est agité par la bise et moi je vous en fait tout plein.
    Philippe

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Salut, Philippe !
      Je ne fais ici que reprendre des informations qui circulent dans la presse depuis le 6 avril où il a été annoncé que "les amants de Pompéi" étaient deux hommes.
      Ici, le temps a été nettement plus beau que ce qui avait été annoncé par la météo et nous ne nous en plaignons pas. Pas de bise pour agiter les arbres, uniquement des bisous pour nous exciter mutuellement.
      Je te fais donc des bisous coquins mais pas moins amicaux.

      Supprimer
  4. À mon avis, ils sont deux hommes tombés l'un sur l'autre, en essayant d'échapper!

    pour vous faire savoir ceci:
    http://menforxersex.blogspot.it/2017/04/happy-easter-joyeuses-paques.html

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quoi qu'il en soit, on sait qu'il y a toujours eu des homos et qu'il y en a toujours eu partout. Donc, il y en avait aussi parmi les victimes de l'éruption du Vésuve. Si ce n'étaient pas ces deux-là, c'étaient des autres.
      Je te souhaite de bonnes fêtes de Pâques.

      Supprimer
    2. très bien dit! les homos sont partout!

      Supprimer
    3. Partout et depuis toujours !

      Supprimer
  5. Je ne suis spas un expert, mais il me semble qu'à cette époque-là, on ne se prenait pas trop la tête avec l'homosexualité, il me semble que les mœurs étaient assez libres. En attendant, j'adore la perspective d'imaginer ces deux amants véritablement unis pour l'éternité de leur amour ...
    C'est triste, mais c'est une belle mort ! Bisous à vous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ignore si c'était ainsi partout et dans toutes les tranches de la société à cette époque, mais à mon avis ce devait être le cas dans une ville de plaisir huppée comme Pompéi.
      Oui, c'est triste de mourir à l'adolescence et enseveli sous les cendres, mais en même temps c'est en effet une belle mort d'être immortalisé pour l'éternité dans les bras l'un de l'autre.
      Bisous.

      Supprimer
  6. Belle évocation en vidéo, en chanson, en photos d'un monde antique qui finit pas de nous en apprendre sur les plaisir de la vie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour, Emile. Merci pour ta visite et ton message. C'est vrai que nous n'avons rien inventé en matière de plaisirs coquins masculins qui existent certainement depuis la nuit des temps et se prenaient sans doute alors de manière moins complexée qu'aujourd'hui.

      Supprimer