jeudi 13 octobre 2016

Je t'aimerai toujours


 Vos allez penser que je suis d'humeur particulièrement romantique cette semaine avec mes déclarations qui font rimer amour avec toujours. C'est peut-être parce que j'ai été conçu en octobre et que l'amour dont mon père débordait au point d'en inonder le ventre de ma mère est toujours bien présent à travers moi soixante-trois ans plus tard.


A vrai dire, je ne crois guère aux serments d'amour éternel prodigué imprudemment au début d'une relation, lorsqu'on est tout feu tout flamme sur un petit nuage rose. La vie n'est pas un long fleuve tranquille dépourvu d'embûches et le partenaire avec lequel on vit se révèle bien souvent très différent de celui qu'on avait imaginé dans nos fantasmes en le rencontrant pour la première fois. Je ne crois pas en l'amour qui tombe tout cuit du ciel. Je ne crois pas que les coups de foudre soient des manifestations de l'amour. Il ne s'agit là que de désir et le désir est éphémère. Je crois plutôt que l'amour se construit patiemment au jour le jour, au fur et à mesure où on apprend à connaître son partenaire, quand on a la volonté de construire quelque chose de solide avec lui. Mais, je ne suis pas ici pour philosopher. Alors, musique ...

"J't'aiamerai toujours", la chanson que j'ai choisie pour ce billet, est le sixième titre de "Panique organisée" septième album studio de Louis Chedid, sorti en 1983.


Attention - Rappel !

Si la vidéo n'apparaît pas sur votre écran, vérifiez l'URL dans la barre d'adresse en haut de votre navigateur et enlevez le s de https://guymauve.blogspot.... pour avoir http://guymauve.blogspot.... afin que la vidéo incrustée apparaisse.


 Je tape, je frappe
Sur ma machine
Tes initiales
Point à la ligne.
J'écris, je crie
Points sur les i
Des mots d'amour
J't'aimerais toujours.
Puis j'ouvre grand
Les parenthèses
Je construis des murs, des barrières
Entre nous et la terre entière
Et j'ajoute un accent circonflexe
Comme un toit juste pour toi et moi.

Toujours, toujours
Jusqu'au dernier soupir
J't'aimerais toujours
Toujours, toujours
Jusqu'à mon dernier jour
J't'aimerais toujours.

L'amour est un corps
Volatile
Qui s'évapore
Attention, fragile !
Y'a rien qui dure
La vie assassine
Les coeurs les plus purs
Warning
Jeteurs de sorts, pros du spleen
Courrier du coeur dans les magazines
Bureau des pleurs, lettres anonymes
Prenez cette chanson chlorophylle
Comme médecine.

Toujours, toujours
Jusqu'au dernier soupir
J't'aimerais toujours
Toujours, toujours
Jusqu'à mon dernier jour
J't'aimerais toujours.

Je tape, je frappe
Sur ma machine
Tes initiales
Point à la ligne.
J'écris, je crie
Points sur les i
Des mots d'amour
J't'aimerais toujours.
Qu'est-ce qu'on sera beaux tous les deux
Qu'est-ce qu'on sera beaux quand on sera vieux
Main dans la main, toujours amoureux.
Qu'est-ce qu'on est bien ensemble
Ensemble.

Toujours, toujours
Jusqu'au dernier soupir
J't'aimerais toujours.
Toujours, toujours
Jusqu'à mon dernier jour
J't'aimerais toujours.

6 commentaires:

  1. Cher Jean

    Là encore tu nous électrises avec ton romantisme à fleur de peau

    Moi ça me ravit car ces sentiments tous comme les préliminaires se perdent un peu plus chaque jour

    Merci pour ton article comme toujours tu sais enrubanner de tendresse tes lecteurs - grand merci à Toi

    Merci de faire découvrir à la jeune génération les textes soignés et subtils de Monsieur Chedid .

    Belle fin de journée

    Amicales pensées

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les sentiments et les préliminaires vont souvent de paire. Quand les uns se perdent, les autres aussi et il n'y a rien de plus frustrant que de baiser comme des machines en allant directement à l'essentiel. Du sexe sans préliminaires, c'est comme des frites sans sel, ça n'a pas beaucoup de saveur :o)

      Supprimer
  2. C'est vrai que nous avons passé l'âge des emportements fougueux et incontrôlables de la jeunesse alors, pour tout te dire, j'adore les préliminaires, j'en raffole même de ces instants... Où l'on réveille nos sens par les baisers, les caresses, les mots doux... Où l'on sent le désir de l'autre pour soi monter, monter, où les mots ne deviennent que des soupirs, les baisers que des braises, les caresses que des brûlures... Oui, il nous arrive certains weekends de pratiquer à plusieurs reprises des préliminaires que nous arrêtons avant la salve finale que nous réservons à plus tard... Parfois, le soir au coucher, ou dans la nuit quand nos désirs persistants nous réveillent, parfois même nous reprenons ces préliminaires dans la nuit pour ne nous lâcher qu'au petit matin, à l'instant sublime ou nos corps d'homme se révèlent fiers et conquérants, raides comme la justice alors nous laissons la fontaine de nos plaisirs s'épancher, nous libérons nos corps de cette attente, nous nous offrons l'un à l'autre cet instant sublime de félicité... Un très beau post, comme toujours... Et garde ton humeur romantique mon ami ! Bisous à vous deux !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pour moi, les préliminaires ne sont pas une question d'âge, je les ai toujours aimés. Quant aux emportement fougueux, même s'ils sont moins physiques, je les aime encore maintenant. Je pense que tout cela peut très bien se combiner. Et, il ne faut pas oublier les longs câlins qui viennent après la jouissance. Tout comme toi, j'aime les plaisirs qui se prolongent et les jouissances retardées.

      Supprimer