mardi 13 septembre 2016

La mer - Chaud duo gay


 "Homme libre, toujours tu chériras la mer !", écrivais Charles Baudelaire. En ces derniers jours d'été, alors encore la contempler. Avec un peu de chance, Neptune pourrait en émerger pour venir à notre rencontre...


Puisque j'ai cité le début du poème "l'homme et la mer", en voici la suite :
Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables ! 

Comment évoquer la mer sans penser à la célébrissime chanson de Charles Trenet ? En voici l'histoire.

En 1943, alors qu'il se rend de Montpellier à Perpignan en train en compagnie du chanteur Roland Gerbeau, du pianiste Léo Chauliac et de son secrétaire, Charles Trenet observant le paysage défiler, longeant souvent la côte méditerranéenne, est inspiré et en une vingtaine de minutes écrit la chanson "La Mer", s'inspirant paradoxalement non pas de la Méditerranée mais de l’étang de Thau qui défilait à la fenêtre de son wagon.

Néanmoins, Trenet ne croit pas au potentiel de la chanson qu'il trouve "solennelle et rococo" et ne l'enregistre pas. Il la propose à la chanteuse Suzy Solidor qui la rejette en prétextant : "Des chansons sur la mer, on m'en envoie dix par jour !"

À la fin de l'année 1945, Roland Gerbeau enregistre la chanson avec Renée Lebas.

En 1946, l'éditeur musical Raoul Breton pousse Charles Trenet à enregistrer la chanson. La même année, lors du voyage de Trenet aux États-Unis, c'est la version américaine écrite par Jack Lawrence, intitulée "Beyond the Sea", qui permet à "La Mer" de remporter un énorme succès et qui la fait désormais entrer au patrimoine musical français.


À la mort de Charles Trenet en 2001, plus de 70 millions de copies de "La Mer" avaient été vendues et on dénombrait près de 4 000 interprétations en différentes langues. Je vous en propose cinq dont une en anglais et deux instrumentales.


Attention - Rappel !

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La mer
Qu'on voit danser
Le long des golfes clairs
A des reflets d'argent
La mer
Des reflets changeants
Sous la pluie

La mer
Au ciel d'été
Confond ses blancs moutons
Avec les anges si purs
La mer
Bergère d'azur
Infinie

Voyez
Près des étangs
Ces grands roseaux mouillés
Voyez
Ces oiseaux blancs
Et ces maisons rouillées

La mer
Les a bercés
Le long des golfes clairs
Et d'une chanson d'amour
La mer
A bercé mon cœur pour la vie
Reprise au début 
Somewhere beyond the sea
Somewhere waiting for me
My lover stands on golden sands
And watches the ships that go sailin

Somewhere beyond the sea
She's there watching for me
If I could fly like birds on high
Then straight to her arms
I'd go sailing

It's far beyond the stars
It's near beyond the moon
I know beyond a doubt
My heart will lead me there soon

We'll meet beyond the shore
We'll kiss just as before
Happy we'll be beyond the sea
And never again I'll go sailing

I know beyond a doubt
My heart will lead me there soon
We'll meet (I know we'll meet) beyond the shore
We'll kiss just as before
Happy we'll be beyond the sea
And never again I'll go sailing

No more sailing
So long sailing
Bye bye sailing...
Quelque part, de l'autre côté de la mer
Quelque part, attendant mon retour,
Mon amour se tient sur les sables d'or
Et observe les voiliers qui voguent.

Quelque part, de l'autre côté de la mer
Elle guette mon retour
Si je pouvais voler comme les oiseaux du ciel,
Alors, directement vers ses bras,
J'irais naviguer.

C'est loin, au-delà des étoiles,
De l'autre côté de la lune,
Je sais sans l'ombre d'un doute,
Que mon cœur m'emmènera bientôt.

Nous nous retrouverons de l'autre côté du rivage
Nous nous embrasserons juste comme avant
Nous serons heureux au-delà de la mer
Et jamais plus je n'irai naviguer!

Je sais sans l'ombre d'un doute
Que mon cœur m'y emmènera bientôt

Nous nous retrouverons (je le sais, nous nous retrouverons) de l'autre côté du rivage
Nous nous embrasserons juste comme avant
Nous serons heureux au-delà de la mer
Et jamais plus je n'irai naviguer!

Plus aucune voile
Au revoir la voile
Adieu adieu le voilier...

8 commentaires:

  1. j'aime la vidéo avec Colby Keller!

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    1. Heureux de savoir que cette vidéo t'a plu.

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  2. Moi aussi, ça fait du bien partout; les photos sont également excitantes et bandantes à souhait, mmhh!!
    Bisous e(r)xotiques
    Philippe

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    1. Se faire du bien partout le plus souvent possible est le but de ces petits billets.
      Bisous d'Ardenne.

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  3. De belles images et une superbe vidéo pour illustrer un des plus beaux airs de la chanson française... Nous devons à Charles Trenet de magnifiques poésies chantées...
    Les deux mâles de la vidéo sont magnifiques et j'adore la sortie de l'eau tout au début, c'est d'un romantisme !!! Merci pour ce post une fois de plus très réussi Kalinours !
    Bises

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    1. Cet homme qui sort de l'eau tel Poséidon a été décisif dans le choix de la vidéo pour illustrer cette grande chanson de Charles Trenet.
      Bisous.

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    2. Je vois que nous avons la même esthétique cinématographique !!! sourire

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