mercredi 25 novembre 2015

Un grand espoir


 Les moins de 35 ans ne peuvent pas imaginer le grand espoir suscité par la Glasnost et la Perestroïka lancées par Michail Gorbatchev en URSS, la chute du mur de Berlin et le démantèlement du rideau de fer qui séparait l'Europe en deux blocs.

Après 30 ans de guerre froide pendant lesquels la paix en Europe ne reposait que sur l'équilibre de la terreur, une force de frappe nucléaire telle que chacune des deux superpuissances - USA et URSS - pouvait faire sauter plusieurs fois la planète.

En 1990, nous pensions qu'une longue ère de paix s'ouvraient enfin devant nous.


Nous étions bien naïfs. Pourtant, il ne fallait pas être voyant extralucide pour imaginer que la chute du communisme laissait libre court au diktat du capitalisme sur l'ensemble de l'économie mondiale.

Il ne fallait pas davantage être Bac+10 pour comprendre que la seule superpuissance restant aux commande - et ses cow-boys ultralibéraux - allait imposer ses volontés à l'ensemble du monde piétinant au passage toutes les sensibilités locales, armant les uns pour mieux détruire les autres et réciproquement.
Un grand espace, un grand espoir
Pour tes violons et ma guitare
Pour tes Tziganes et mes gitans
La même flamme en même temps.
Hier, la guerre et aujourd'hui
Un grand concert qui nous conduit
A l'horizon, à l'arc-en-ciel,
A la chanson universelle,
La chanson universelle.

Des Cornouailles
A l'Oural
Imagine la chorale
Sans frontière
Sans empire
Tu verras le délire.
On fera plus de bruit
Que des siècles de nuit.
Imagine le frisson,
Imagine la chanson.

Elle sonne l'heure de l'amour
À la porte de Brandebourg
Le mur tombé, il faut qu'on aille
Voir comment tombe la muraille.
On va ranger dans les musées
Les Barbe-Bleue, les barbelés,
Les faux Messies, les vrais missiles
Pour le défi de l'an deux-mille,
Le défi de l'an deux-mille.

Des Cornouailles
A l'Oural
Imagine la chorale
Sans frontière
Sans empire
Tu verras le délire.
On fera plus de bruit
Que des siècles de nuit.
Imagine le frisson,
Imagine la chanson.

Des corons au corail
Imagine la chorale
Des mosquées aux chapelles
Tu vas voir le gospel
Qu'on croit au ciel ou à rien
Qu'on soit fidèle ou païen
A partir du duo
Tout chant est un credo
Quand cent milliards de vivants
Mêleront leurs voix dans le vent
Imagine le frisson,
Imagine la chanson.

Cette chanson de Claude Lemesle pour les paroles, Roger Candy et Serge Sentis pour la musique, interprétée ici par Isabelle Aubret, je ne peux plus la chanter sans avoir la gorge serrée en pensant aux illusions perdues.


Aussi puissant soit-on, on ne peut pas indéfiniment piétiner toutes les valeurs humaines, écraser des populations entières, manipuler des gens, les exploiter, les affamer sans qu'un jour ou l'autre certains se soulèvent avec une violence plus grande que celle qu'ils ont dû subir.

N'ayant jamais été respectés, ces révoltés ne peuvent rien respecter, ni personne, pas même leur propre vie. N'ayant jamais été traités dignement, ils ne peuvent avoir aucune dignité. Rien ni personne ne peut les arrêter, aucun discours sensé, aucune arme ne peut les atteindre. Pour un qui tombe, cent autres sont prêts à se lever. La cupidité de quelques riches capitalistes qui se conduisent en maître du monde a créé la bête humaine la plus sanguinaire qu'on puisse imaginer. Mais, ces maîtres du monde s'en soucient-ils ? J'en doute fort. Je les soupçonne même de tirer profit de la situation actuelle !


6 commentaires:

  1. Malheureusement pour moi le chute du mur de Berlin en 1989 je n'en garde aucun souvenir, alors âgé de 7 ans à l'époque de cet événement je ne devais sans aucun doute pas suivre les informations comme je peux le faire depuis, malgré le fait de même imposé une pause journalistique ces derniers jours pour me couper momentanément de la violence et barbarie inhumaine!

    Les propos que tu présentes ici je peux néanmoins fort bien les comprendre!

    Et je me dois également de souligner la magnificence de ton choix d'illustrations!

    Je te souhaite une belle et bonne fin de journée!

    Bisous

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    1. Il n'y a pas de raison d'être malheureux de n'avoir aucun souvenir de la chute du mur de Berlin. Je n'ai de mon côté aucun souvenir de sa construction. La seule chose que me souviens c'est que mes parents faisaient de grandes réserves de sucre, farine, café et autres denrées non périssables en prévision de la guerre que nous n'avons heureusement pas eue. Tu as raison de te couper des informations qui n'ont rien de réjouissant et ne font que nous saper le moral. De notre côté, nous ne pouvons que répéter à qui veut bien nous entendre que seul l'amour peut nous sauver. J'ai cru comprendre en passant sur ton blog que c'était aussi ton credo.
      Bisous.

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  2. Bonjour, mon Daddy d'Amour.

    Je n'avais que 4 ans en 1989, je n'ai donc pas connu ce grand espoir ni les désillusions qui ont suivi. Mais, je connais tes combats et je sais que n'as pas renoncé à tes idéaux.

    Gros bisous.

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    1. Un homme qui renonce à ses idéaux est un homme mort, Damien, et je tiens à rester vivant quoi qu'il arrive !
      Gros bisous.

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  3. très belle vidéo et images! un monde sans plus conflicts? impossible!!! trompé, jamais déçu!

    happy Thanksgiving Day
    http://menforxersex.blogspot.it/2015/11/happy-thanksgiving-day.html

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    1. Tu as raison, nous ne connaîtrons jamais un monde sans conflit. Les chances de voir un oranger sur le sol irlandais sont infiniment plus grandes. Néanmoins, nous pouvons continuer à militer pour un monde plus humain, plus juste, plus solidaire, plus respectueux des uns et des autres, ...
      Rendons grâce aux hommes de bonne volonté.

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