lundi 2 novembre 2015

Life... Isn't everything !


On n'arrive pas à mon âge sans avoir croisé la faucheuse à de nombreuses reprises ni sans l'avoir frôlée de très près.
A l'école élémentaire, nous étions cinq garçons perdus dans une classe de filles, cinq arsouille qu'une institutrice débutante n'arrivait pas à maîtriser. Le premier s'est tué en moto à l'âge de 18 ans, le deuxième est décédé à 20 ans des suites d'un infarctus a-t-on dit, le troisième - j'en ai parlé dans le billet précédent - s'est pendu à l'âge de 27 ans. J'ignore ce qu'est devenu le quatrième. En ce qui me concerne, je me demande souvent comment je me suis sorti sans dommage de sérieux accidents de voiture dont un particulièrement grave en 1978.
Il y a 15 ans déjà, j'ai vu mourir mon mari à peine âgé de 45 ans. Et ce n'est qu'une toute petite partie de mon livret des décès. Je connais aujourd'hui plus de morts que de vivants.
Comment ne pas penser à tous ces défunts en ce jour des morts ?
Et pourtant, la vie continue. La vie.... c'est elle et non la mort qui compte ! Il faut la croquer à pleines dents et, comme dit la chanson, nous aimer vivants...


C'est "Song for Guy" d'Elton John que j'ai choisi d'illustrer en ce jour des trépassés.
Ce morceau quasi instrumental fut un grand succès de l'année 1978. Il est dédié à un jeune coursier de la maison de disques Rocket Records, Guy Burchett, tué dans un accident de moto à l'âge de 17 ans.
Voici ce qu'en dit le compositeur :
 « ... Pendant que j'ai écrit cette chanson un dimanche, je m'imaginais flotter dans l'espace et regardant mon propre corps. Je m'imaginais en train de mourir. Obsédé par ces pensées morbides, j'ai écrit cette chanson sur la mort. Le lendemain, on m'a dit que Guy, notre coursier de 17 ans, s'était tragiquement tué sur sa moto la veille. Guy est décédé le jour où j'ai écrit cette chanson »


A la fin de ce morceau instrumental, on entend les paroles chantées « Life... isn't everything !» répétées plusieurs fois.

N'étant pas anglophone, j'ai besoin d'internet pour comprendre les paroles des chansons anglaises et j'ai trouvé pour cette chanson d'autres versions : « Life... is a delicat thing !» et même « Life... isn't death everything !», preuve que je ne suis pas le seul à avoir des difficultés avec la langue de Shakespeare.


La vie... n'est pas tout !

La vie... est une chose délicate !

Tous les lyrics anglais reprennent « Life... isn't everything !». La chose est donc entendue, il n'y a pas que la vie puisque la mort nous attend au bout du chemin. N'empêche que la chanson se termine par « Life !»


10 commentaires:

  1. That's a hot post...
    Love the father taking a selfie of him & song hugging. <3
    That man is a great top in XXX videos. :)

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  2. Thanks, Hot Guy !
    Do you know the name of this man ?

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  3. très beau post, et très poetique
    le gar qui sourit à la goutte d'elixir d'amore qui va avaler me dit: j'avale la vie et le plaisir, je les veux en moi!

    ton lecteur fidèle Xersex & http://menforxersex.blogspot.com

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    1. Merci, Xersex !

      Le gars qui sourit à la goutte d'élixir d'amour, reçoit le plaisir, il avale la sève de vie de son partenaire, mais peut-être aussi le venin de la mort. Chi lo sa ? La jouissance n'est-elle pas appelée la petite mort ?

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  4. Quel merveilleux article et cette dernière photo qui appelle à ressentir la petite mort de la jouissance extatique du bonheur!

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    1. Merci d'apprécier l'article et les photos qui l'illustrent. A propos de la dernière photo, je me suis toujours demandé pourquoi la jouissance était appelée "la petite mort". Si la petite mort est ainsi faite, on peut se demander à quelle grandiose extase doit correspondre la grande et véritable mort - et dans ce cas pourquoi on la redoute tant.

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    2. Je vois que nos esprits se posent les mêmes questions sur cette thématique de "mort"...

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    3. Ce sont les questions que tout le monde se pose un jour ou l'autre sans jamais pouvoir y répondre.

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